John Kerry recommande aux égyptiens les exemples de Gandhi et de Martin Luther King

Pendant ce temps, au Congrès, le sénateur démocrate John Kerry, qui préside la commission des affaires étrangères du Sénat, faisait circuler un communiqué appelant à l’organisation d’élections "libres, transparentes et démocratiques" en 2011, tout en encourageant les Égyptiens à prendre exemple sur les manifestations "pacifiques" menées par Gandhi et Martin Luther King. Pour les analystes américains, il ne fait aucun doute que le "dilemme" auquel est confrontée l’administration Obama, est devenu critique lorsque les Frères musulmans, la principale force d’opposition égyptienne officiellement interdite, a annoncé, jeudi, son intention de se joindre aux manifestations. La crainte que les islamistes prennent la relève en Égypte, quand bien même cette confrérie prétend avoir renoncé à la violence, est la ligne rouge que les Américains refusent de voir l'Égypte franchir.

Ainsi, l’éventualité d’une suspension de l’aide militaire américaine, qui se chiffrait à 1,3 milliard de dollars l’an dernier, contre 250 millions d’aide économique, reste-t-elle encore à l’état de "menace". "Nous réexaminerons notre assistance en fonction des événements qui auront lieu dans les prochains jours", a fait savoir la Maison-Blanche. Selon des notes obtenues par WikiLeaks, Washington a également financé à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars des organisations de promotion de la démocratie en Égypte. Un double jeu américain qui affiche au grand jour ses limites.

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