Colloque sur la critique cinématographique

Placé sous le haut patronage du ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, ce rendez-vous auquel ont pris part des journalistes et des critiques de cinéma, a été l’occasion d’aborder des questions inhérentes à la notion de critique artistique au cinéma et à la télévision.

Le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza, a affirmé, que «la critique objective est seule susceptible d’assurer un produit artistique de qualité». Tout en louant l’organisation de ce colloque, le ministre a souhaité que cette rencontre puisse apporter des réponses aux questions qui se posent en matière de critique artistique, tant au cinéma qu’à la télévision.

A travers son thème, la critique égyptienne Kheiria El-Bachlaoui a indiqué qu’«on ne peut traiter, avec nonchalance, un film qui est une industrie, un commerce, un art», ajoutant que le film est «une succession de réactions et de questions liées à la science». Selon elle, «le critique de cinéma doit s’armer de tous les outils scientifiques qui lui permettent de jouer le rôle d’intermédiaire entre le cinéma et le public».

Pour Mme El Bachlaoui, «les critiques arabes continuent à considérer le film comme un simple outil de promotion et négligent le message qu’il véhicule en tant que produit culturel», ce qui est déplorable.
De son côté, le critique syrien Rafik Essabane, tout en mettant l’accent sur l’interdépendance quand il s’agit de critique entre l’art et la science, ajoutera qu’en dehors de la spécialisation «chaque être humain renferme un critique qui tente d’arriver à l’équation qui lui permet de briser les murs qui entourent l’artiste lui-même». Par ailleurs, l’intervenant a reconnu «l’absence de critique télévisuelle dans le monde arabe».

Mohamed Ben Salah, universitaire algérien, a évoqué, lors de son intervention, «la réalité de la critique artistique en Algérie, soulignant l’absence de spécialistes en la matière». Selon l’intervenant, «la critique – infondée -, pratiquée quotidiennement par la presse, influe négativement sur la création artistique cinématographique ou télévisuelle».

Affirmant la nécessité de la critique artistique, M. Ben Salah a expliqué que cela demande «un haut degré de compétence et de professionnalisme, voulant pour preuve les nombreux travaux qui ont subi de graves entorses car critiqués négativement seulement ou négligés, ou bien complètement ignorés».

Le deuxième et dernier jour du colloque sur la critique artistique dans le cinéma et la télévision a été caractérisé par la remise du prix de la meilleure recherche scientifique sur le sujet.

par H. A, La NR, Alger