Manger fast-food fait mal au foie mais augmente le bon cholestérol

Un mois de régime fast-food peut se révéler dévastateur pour le foie mais, de façon plus inattendue, se nourrir de hamburgers-frites-soda augmenterait aussi le taux du bon cholestérol (cholestérol HDL), a montré une étude suédoise publiée jeudi dernier.

Les auteurs de l'étude de l'université de Linkoping ont expliqué que les chercheurs ont demandé à 12 hommes et six femmes, âgés d'une trentaine années, tous minces et en bonne santé, de prendre deux repas par jour dans un établissement de restauration rapide (McDonalds, Burger King, etc.), pendant quatre semaines. Ces volontaires étaient aussi invités à limiter leur activité physique.

"Les résultats m'ont effrayé", a déclaré le Dr. Nystrom de l'université qui a précisé que "nous avons dû exclure un des participants de l'étude, car son taux d'ALAT (une enzyme appelée alanine aminotransférase, dont le dosage est utilisé pour le diagnostic de certaines maladies du foie, comme l'hépatite C et la cirrhose) était 10 fois supérieur à la normale", a-t-il dit.

Pour 11 des 18 sujets, même chez des individus qui n'avaient jamais bu d'alcool, les taux d'ALAT atteignaient un niveau qui normalement reflèterait des dégâts au foie.

L'étude, publiée dans le journal de l'Association médicale britannique Gut, "prouve qu'une élévation du taux d'ALAT peut être provoquée rien que par l'alimentation", a déclaré le Dr Nystrom. Et, selon les chercheurs, les hydrates de carbone (glucides) des sodas sont davantage à incriminer que les graisses des hamburgers.

Mais le plus surprenant dans ces recherches, c'est que le régime fast-food pourrait aussi avoir des effets bénéfiques, a encore souligné l'étude. "Nous avons trouvé que le taux de cholestérol HDL augmentait vraiment sur la période de quatre semaines", a déclaré le Dr. Nystrom, qui souhaite maintenant publier ces derniers résultats. "L'étude montre un lien entre l'augmentation des graisses saturées et l'élévation du taux de bon cholestérol".

Voici les conséquences de l’obésité pour la santé chez les hommes, femmes, enfant et adolescents :

  • Un taux élevé de cholestérol dans le sang.
    Du diabète de type 2.
    Des maladies du coeur.
    De l’hypertension.
    De l’apnée du sommeil.
    Un syndrome d’hypoventilation liée à l’obésité.
    Une insuffisance respiratoire.
    Des brûlures d’estomac et des reflux gastrique.
    Apparition d’asthme et de bronchite
    Des maladies de la vésicule biliaire
    L’incontinence urinaire à l’effort
    Une altération discale dégénérative
    De l’arthrose des articulations portantes
    La stase veineuse
    Sans parler des conséquences néfastes sur le plan social et des perturbations affectives et psychologiques.

Manger des œufs au petit déjeuner pour réduire les prises alimentaires et aider à perdre du poids
Pour perdre du poids, mieux vaut réduire ses apports énergétiques. Selon une étude américaine, la consommation d'œufs au petit déjeuner permet d'augmenter la satiété et diminuer jusqu'au lendemain midi les apports caloriques pris au cours des repas suivants.

Un des moyens de diminuer ses apports énergétiques est de privilégier les aliments satiétogènes qui, à contenu calorique identique, entraînent de moindres prises alimentaires aux repas qui suivent.

Le surpoids augmente les risques pour plusieurs cancers
La surcharge pondérale augmente les risques de développer plusieurs types de cancer, selon les conclusions d'une revue d'études publiée samedi dernier par l'hebdomadaire médical britannique, The Lancet.

Ces résultats viennent corroborer une étude publiée en octobre dernier par le World Cancer Research Fund International qui concluait que "le maintien d'un poids optimal tout au long de la vie pourrait être l'un des principaux moyens de se protéger du cancer".

Andrew Renehan (université de Manchester, Royaume-Uni) et ses collègues ont passé en revue 141 études - totalisant plus de 282.000 cas -, pour tenter de déterminer les conséquences d'une augmentation de l'indice de masse corporelle (IMC - rapport poids/taille) sur les risques de 20 cancers. On parle de surpoids pour un IMC situé entre 25 et 30, et d'obésité lorsqu'il est supérieur à 30.

Les chercheurs ont montré qu'un gain de 5 points de l'IMC (correspondant à une prise de poids d'environ 15 kg pour un homme et 13 kg pour une femme) augmente de 52% le risque de cancer de l'œsophage chez l'homme, de 33% le cancer de la thyroïde, et de 24% le risque des cancers du colon et du rein. Chez la femme, un gain de 5 points de l'IMC augmente de 59% le risque des cancers de l'utérus et de la vésicule biliaire, de 51% le risque de cancer de l'œsophage, de 34% le risque de cancer du rein.

Les chercheurs ont également noté des associations moins marquées entre un accroissement de l'IMC et les cancers du rectum et de la peau chez l'homme, les cancers du sein, du pancréas, de la thyroïde et du colon chez la femme, et, pour les deux sexes, les leucémies, myélomes multiples et lymphomes non hodgkiniens.

Ils relèvent que, dans la mesure où le tabagisme -considéré comme la cause principale des cancers dans les pays développés - tend à diminuer, l'excès pondéral pourrait devenir, dans le mode de vie de ces pays, le facteur de risque associé au cancer le plus important.