Bouteflika refuse de tenir un sommet avec Zapatero

La publication espagnole El Imparcial a révélé que l’Algérie n’a pas répondu favorablement à la demande du gouvernement espagnol concernant la tenue d’un sommet entre les deux chefs d’Etat avant les élections espagnoles prévues le 9 mars prochain, arguant qu’un sommet comme celui-ci «n’est pas inscrit à l’agenda en ce moment».

Le bulletin paru hier a indiqué, se rapportant à des sources diplomatiques, que le refus de l’Algérie de tenir ce congrès atteste de la froideur des relations auxquelles sont parvenus les deux pays depuis l’arrivée au pouvoir des socialistes espagnols dirigés par José Luis Zapatero.

Le dernier sommet officiel entre les deux pays afin d’arriver à un consensus autour de différentes questions, conformément au traité d’amitié et de coopération qui lie les deux pays, a eu lieu au mois de décembre 2006, ce qui signifie que le sommet actuel devait se tenir à la fin de l’année écoulée. Cependant, d’après la même source, la diplomatie algérienne a jugé que la tenue d’un tel sommet à l’heure actuelle n’allait apporter aucun résultat conséquent, mais serait exploitée par le Parti socialiste au pouvoir afin d’obtenir davantage de voix durant la période pré-électorale.

Le bulletin a précisé que depuis l’arrivée de Zapatero au pouvoir, « celui-ci s’est aligné sur la thèse marocaine et il a défendu l’idée d’annexer l’ancienne colonie espagnole, dans le cadre de ce qu’on appelle le plan unilatéral d’autonomie ».
Par ailleurs, les relations entre l’Algérie et l’Espagne se sont clairement détériorées, depuis l’entrave du projet Medgaz par l’Espagne, à travers de nombreuses mesures bureaucratiques, jusqu’au différend de Gassi Touil, et le contentieux autour des prix du gaz algérien en Espagne, qui a nécessité un arbitrage international.