«Pour nous c’est clair, l’affaire nucléaire est terminée», a rappelé le président Ahmadinedjad. Téhéran maintient sa position, sa démarche est strictement pacifique. D’ailleurs, le rapport de la CIA en novembre dernier va dans ce sens. Sans répondre à l’offre de négociations directes, il a jugé, hier, qu'une prochaine résolution du Conseil de sécurité de l'ONU serait “sans conséquences”.
Imperturbable, le chef de l’État iranien a réaffirmé: “Le chemin nucléaire que nous suivons est clair, légal et conforme aux règles de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Sur ce chemin, personne, en dehors de l'AIEA, n'a le droit de s'exprimer, de prendre des décisions ou d'imposer sa volonté au peuple iranien.” Il conforte ainsi la déclaration faite la veille par le porte-parole de son gouvernement, Gholamhossein Elham, qui a affirmé que son pays ne suspendrait pas ses activités nucléaires, même en cas de nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Il a déclaré : “L'Iran poursuit ses objectifs dans le cadre de ses droits légaux et légitimes et l'adoption d'une éventuelle nouvelle résolution n'aura aucun effet sur l'attitude du peuple iranien.”
Les Iraniens se sentent d’autant plus à l’aise sur ce registre que le directeur général de l’AIEA, Mohamed El-Baradaï, avait annoncé, le 13 janvier dernier, depuis Téhéran, s’être mis d’accord avec l’Iran sur un délai de quatre semaines pour lui permettre d’apporter à l’agence onusienne toutes les explications et les éclaircissements nécessaires sur certaines activités suspectes.
Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, le projet de résolution prévoit que “des négociations directes sur le règlement de toutes les questions liées au programme nucléaire iranien” seront lancées entre l'Iran et les Six, y compris les États-Unis, si Téhéran accepte les propositions des six. Le chef de la diplomatie russe a également indiqué, d’après l’agence de presse Ria Novosti, que le projet de la nouvelle résolution, auquel ont abouti les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France) et l'Allemagne, prévoyait “des mesures supplémentaires” mais pas de nouvelles sanctions.
Ces mesures “sont formulées comme des appels à tous les pays à être vigilants en développant des liens différents avec l'Iran afin de ne pas permettre des violations du régime de non-prolifération nucléaire”, expliquera Lavrov.
A Washington, le département d'Etat, sans donner de détails sur le texte, a exprimé sa satisfaction. L'accord «envoie un message fort à l'Iran pour lui dire qu'il doit se conformer aux résolutions de l'ONU», a déclaré Gonzalo Gallegos, un porte-parole du département d'Etat.
Synthèse Mouloud B.
TouFaux News, 2008







